Jules Verne et l'estuaire

Chapître 7
Des mots qui tombent comme des affranchis
Eric HOLDER est un auteur qui ne se moque pas de ses personnages, il les comprend et les accepte, du pointé juste en quelque sorte.
C’est une visite dans l’estuaire de la Loire que font les auteurs invités à partager leurs émotions dans ce pays de Lavau, d’un pas redoutable quand il est fait avec des vocalismes, d’une écriture incisive dans sa romance pour Elder et en poésie avec Yvon le Men.
"Ils sont ce qu’ils sont" et chacun guette son reflet dans l’eau stagnante du marais.
Yvon Le Men se dit enfant de la terre et des eaux comme une rivière qui se souvient de sa source, jadis la Loire se déclinait rivière et l’estuaire « aber » mot breton pour le désigner.
Yvon Le Men, " l’indéracinable "du Trieux, près de Lannion petite ville au bord de la mer et Holder indissociable du rivage de Gironde où il vit depuis 15 ans et à leur manière remontent l’histoire de notre monde.
Le moment est dédié aux oiseaux, à notre arrivée des nuées d’hirondelles sillonnent le ciel. Dans la salle où se déroule le face à face de nombreux nids laissent présager du roucoulement des derniers jaillis du nid et c’est bien à propos que le poète breton invoque Saint François. Voilà le paysage de Lavau mais le monde de Le Men c’est aussi l’abbaye de Landevennec où il se rend une fois par an, près de chez lui, là où les croix dominent l’estuaire et où il partage en silence avec ces hommes du sacré comme un poème qui ne s’écrit pas. La Bretagne résonne à nos oreilles et fait remonter de son sous-sol les nombreux pins maritimes qui font ressembler le paysage à des estampes japonaises aux dires du poète et je clôture ainsi l'histoire pour vous retrouver à deux pas de géants d'ici dans les prochains récits.
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