Les lieux de Jules Verne, enfant

Publié le par yoelen

Chapître 3  du roman  de Saint NAZAIRE

Rive gauche, le jardin étoilé

Rive droite, Lavau.

Le fleuve est renommé et Jules Verne venu des profondeurs de son imaginaire aurait-il écrit autant de romans s’il n’eut respiré cet air libre que partagent les hommes du marais sur une embarcation dans la brume du matin. Même l’odeur de vase qui sèche à certaines heures du jour a quelque chose d’exaltant et les sables de Loire dorés sous le soleil sont loin de l’imaginaire gris du Mont St Michel qui angoisse les enfants de sordides mais réelles histoires de sables mouvants qui ont englouti certains des leurs venus chercher le ciel sur une île à leur dimension. 
Sommes-nous des égarés dans les marais de Lavau ? 
Non puisque de nombreuses histoires ramènent à ce lieu de passages et de transit pendant la seconde guerre mondiale, nous sommes entre Nantes et St Nazaire  dans la limite de « la poche ».
 
 
Sur les rives de ce fleuve indompté, combien d’enfants on construit des cabanes à l’ombre des hauts peupliers qui se laissent aller au gré du vent et interprètent de jolies mélodies.
Pour illustrer le propos je vous invite à regarder cette jolie cabane au bord de la mer, nombreux sont les enfants de Saint Nazaire à être allés chercher le poisson sauteur qu’est le mulet dans les pêcheries des pères ou avec passion jouer aux cartes, libres comme des grands qui rêvent du grand large.  Et le souffle léger de toutes ces mamans qui disaient «  oui, très bien, comme ça tu vas prendre l’air ».
 
Tout-à-coup je me souviens de ces deux ibis posés sur le bord du bateau au fil du Nil, une expédition archéo-touristique, moment de narration en Egypte qui précède l’intervalle en compagnie de mon époux et de deux femmes libanaises là où je me suis foulée une cheville en descendant l'escalier de l’embarcadaire au retour de Philaë. Elles étaient de bon conseil cependant les voyageuses de Saïda me déclarant qu’elles ne faisaient aucune visite de nuit et toujours munies d’un camescope dernier cri. Que d'émotions quand j'évoque les ibis car hier je me suis foulée à nouveau la cheville, décidément salut à toi, Thot-Ibis, oiseau sacré d’Egypte je m'incline sur ton manuscrit de papyrus.

PC2.jpg

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article