allées et venues____________________
Avec mes allées et venues entre Eleusis et Athènes, comblée d’histoires à travers l’Attique, me voici en Crète, île aux 90 villes, dont Cnossos où dès l'âge de 9 ans règnait Minos. On y trouvait des Achéens, des Etéocrétois, des Pélasges et trois tribus Doriennes. C'est un jour où les tâches annoncent les préparatifs de Pâques, on collecte des oeufs pour les peindre en rouge le jeudi , joie de la fête orthodoxe qui se superpose aux rites anciens, période consacrée aux dieux de la nature dans une suite d'offrandes déposées aux pieds des autels dans les temples et les grottes sacrées. Dès mars toute l'île semble se réveiller, comme nous d'ailleurs munis de chaussures de grand chemin nous apercevons une olivraie, là où le chemin devient rocailleux, quelques femmes lavent leur linge le long de la berge de la rivière Xirolia. Près d’elle une jeune fille joue de la flûte, les femmes battent le linge en cadence pendant qu’une partie de la lessive sèche au soleil sur de gros galets. Irini parle fort avec son accent dorien des chevaux de Trézène, ce sont des "Héllènes pur sang", jamais croisés avec la petite race de la Côte comme elle dit. Sur la butte qui leur fait face, un peu à l’écart, Théocharis, un crétois si je me fie à son fusil, ses vêtements, ses bottes et sur la tête le fichu entouré de falbala, le tout noir. Il est debout et s’occupe à trier les poulains.
Plaisir pour moi, un extrait de l’odyssée :
« les ceintures, les robes et les couvertures brillantes, et pour toi il sera bien mieux d’y aller ainsi plutôt qu’à pied : les lavoirs sont très loin de la ville. pollon gar apo plunoi eisi polnos
A ces mots, Athéna aux yeux perses s’en alla vers l’Olympe, oulumpond là où l’on dit qu’est la demeure inébranlable des dieux, ni secouée par les vents, ni touchée par la neige".
Me voici sortie des pièges de la caverne et vous propose une autre bribe du chant V de Calypso :
« J’ai entendu parlé d’Ithaque aussi dans la vaste Crète au loin sur la mer,
punJanomhn IJachV ge cai en Krhth eureih
Orsiloque aux pieds rapides, qui dans la vaste Crète l’emporte à la course sur les hommes mangeurs de pain »
Orsilocon podaV wcun oV en Krhth eureih
Trézène, lieu où passe son enfance Thésée. Minos est fils de Zeus, père des dieux et de la princesse Europe. Partant de la cité de Cnossos, il colonise un grand nombre d'îles Égéennes, reconnu comme un souverain juste, sage législateur. Dans la célèbre légende, il refuse de sacrifier un certain taureau promis à Poséidon, dieu de la Mer, qui le punit en inspirant la passion amoureuse de sa femme Pasiphaé. Là commence l’histoire du Minautore. Selon les gens de l'Attique des mesures intolérables sont prises pour venger la capture de son fils Androgée aux mains des Athéniens. A des intervalles réguliers, il exige en tribut d'Athènes la livraison de sept jeunes gens et de sept jeunes filles. Finalement Minos meurt en Sicile. Ces récits reflètent l'époque où la Crète domine la mer Égée et certaines cités grecques devenues sujettes des rois de Cnossos.