Voyage au Sinaï, exactement.

Publié le par non précisé

 





En Egypte le hiéroglyphe qui tend la main est appelé DI, il se traduit par donner et offrir.

Alors en cette période de fêtes où les combats font des morts comment ne pas être affligé, je le suis. Donner c’est permettre à l’autre de s’alimenter, de se vêtir correctement, d’être comme disaient ceux de l’Egypte ancienne AOU DJERET, celui qui a la longue main. (Différent  de « au bras long » vous m’avez comprise).

                                                                                 Mettons les pouces !


Où est donc le riche limon du Nil ?le temps où

 

 

….Les figuiers ouvraient la bouche et les bosquets se mettaient à parler……… 
 

Epoque lointaine direz-vous, période à laquelle la monnaie est ignorée, c'est en nature (blé, bétail...)  que l’on investit dans les infrastructures, canaux d’irrigation, digues et temples et palais. Ainsi naît le premier État de l'Histoire. Le voyageur grec Hérodote, découvrant le royaume des pharaons sur son déclin, a pu écrire avec justesse : «L'Égypte est un don du Nil».

Mon voyage dans le Sinaï c’est le souvenir des fruits secs, de concombres et tomates, des bivouacs en plein air mais aussi l’escalade du mont. Il fut extrêmement fatiguant dans la nuit noire de faire l' ascension mais ce fut extraordinaire quand le soleil se leva sur cette étendue de montagnes roses, les yeux éblouis par la lumière jaune orangée qui annonce le soleil du jour. Je n’ai pas fait ces promenades chamelières accompagnées de bédouins, ni rencontré les belles oasis mais marché péniblement dans les sentiers de sable rouge au pied de ces montagnes creusées qui vous donnent l’ombre nécessaire et dont l’issue ressemble au petit bout de ciel bleu au-dessus de votre petite personne. Premier bivouac, harassée sous le ciel étoilé je vis même une étoile filante à défaut d’un missile, nous connûmes jamais la vérité.


 















6500 avant JC, le Sahara précédemment fertile se transforme en désert, c’est alors que toute âme qui vive  cherche sa survie et se regroupe sur les bords du Nil. Le fleuve coule vers le nord, en traversant le désert sur plus de mille kilomètres. Grâce au limon  du fleuve ils obtiennent en un temps record d'abondantes récoltes de céréales et les résultats sont rendus possibles grâce à une mise en commun des efforts de tous et à des règles strictes pour le partage des terres et l'entretien des canaux d'irrigation et de drainage. Courbé sous un pagne pur lin, plissé, chacun vaque à sa peine et redéfinit  après chaque crue le champ dans des techniques d’arpentage subtiles.


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Publié dans EGYPTE

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