Evènement politique. Klee, Rilke, Kafka, Benjamin.........

Publié le par non précisé




undefined
dessin de Paul Klee, né en Suisse il a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Munick.

Une invitation au Voyage   
                                       
Les images d’un monde destiné à s’effondrer, c’est la métaphore d’une culture occidentale minée et entrain de s’effondrer qui hantait l’imagination centre-européenne à l’époque 1930. Elle se traduisait dans l’expression du poète Rainer Maria Rilke, né à Prague, il écrivit dans Lettre à un jeune poète : "Une oeuvre d'art est bonne quand elle est née d'une nécessité, c'est la nature de son origine qui la juge". Un autre écrivain de langue allemande Franz Kafka. Pour le citer,                                                                 " Au temps où le soleil tombait 
                                                                A l’heure où les fondements de la terre se dérobaient, " C’était la période où Walter Benjamen déclarait reconnaître dans l’œuvre du peintre Paul Klee ce qu'il décrivit ainsi :
Son visage est tourné vers le passé, là où notre regard semble échelonner une suite d’évènements, il n’y en a qu’un seul qui s’offre à ses regards : une catastrophe sans modulation ni trêve, amoncelant les décombres et les projetant devant ses pieds. L’Ange voudrait bien se pencher sur ce désastre, panser les blessures mais une tempête s’est levée venant du paradis. Elle a gonflé les ailes déployées de l’Ange et il n’arrive plus à les déplier.
Un être doué et sans ambiguité qui anticipe avec son fameux "voyage au bout de la nuit......"
C'est le premier roman de Céline "Voyage au bout de la nuit" publié en 1932, il lui vaut une notoriété immédiate dans un style aisé et une abondance de vocabulaire. Ses personnages foisonnent dans le réalisme et la violence, sans doute un enfer bien ordinaire, qui fait l'effet d'une bombe.

A la fin des années trente il prône la haine raciale au travers de terribles pamphlets, notamment Bagatelles pour un massacre (1937) et l’École des cadavres (1938) qui mêlent la beauté aux satires d’une rare virulence contre les Juifs. Pendant la guerre il affiche un soutien public à la collaboration, sans pour autant adhérer à un parti ou remplir de fonction officielle. En 1957, après des parutions diverses il resurgit dans l’actualité littéraire. Une interview dans l'Express et la très populaire émission littéraire de Pierre Dumayet "Lecture pour tous" le font renaître.



Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article