Kosovo et appartenance ethnique
Aujourd’hui 60% de chômeurs au Kosovo.
Les Albanais parlent une langue qui a été unifiée en 1944 et appelée le Tosque. Ils sont en majorité musulmans et vivent en Albanie, au Monténégro et au Kosovo. C’est aujourd’hui, avec leur indépendance, au Kosovo que les ethnies vont jouer leur rôle dans la construction de l’Europe mais c’est aussi sur une terre, " berceau de la culture religieuse des orthodoxes serbes " puisque tous les monastères s’y trouvent. Voici une coïncidence objet de préoccupations qui va devoir coûte que coûte arriver à une paix durable. La situation se retrouve ailleurs car si les Grecs se réfèrent à la Grèce antique, à l’empire byzantin et à la continuité linguistique, les Albanais se considèrent comme des anciens Illyriens et parlent le Guègue au Nord et le Tosque au Sud, celle-ci reconnue comme langue officielle. Malgré la complexité humaine des Balkans, ils sont tous issus de langues qui appartiennent à la famille indo-européenne, je suis donc toujours dans mon rôle de "grande voyageuse" ( rire non dissimulé).
Gagnant son indépendance, le Kosovo devient Albanais et les Serbes qui s’y trouvent devront partir prochainement pour laisser la place aux musulmans qui rejoindront ainsi la communauté des Bosniaques et des Albanais. Mais voilà, en Albanie il y a des Albanais, des Turcs et des Grecs, en Grèce il y a des Albanais, des Pomaks et des Macédoniens, en Macédoine des Bulgares, des Grecs, des Albanais. Pour faire court, en Bulgarie des Serbes et en Serbie des Bulgares. Sans oublier ceux venus d’Orient : Arméniens, Roumains, Ukrainiens et Juifs.
En ce qui concerne les Roumains ils ont redécouvert au XIXème siècle leur origine latine et ont adopté ce qui est notre alphabet latin en ayant dans leurs bibliothèques toute leur littérature, leur histoire, leur géographie en Cyrillique. Bonne continuation, vous allez devoir faire comme moi, vous pencher sur les langues anciennes.
Bienvenue au kosovo , en Albanie et à Prespa
Les lacs de Prespa couvrent trois pays, la Grèce, l’Albanie et la Macédoine. L’Europe aide au développement en versant des bourses pour parfaire ses études, dans le cadre de Prespa par l'intermédiaire d'un stage CTP pour « volontaires » afin de développer le pays. Je saisis l’occasion pour parler d'eux, ils sont nombreux à y passer et certains à y rester plus longtemps que d’autres. François par exemple, qui doit s’appeler Samuel ? Marie qui cette année est à l’université et prépare un master de dynamique territoriale, Mathilde qui est rentrée en France en compagnie de Jérôme, Coco qui voulait revenir à Prespa et se retrouve à Madagascar mais donne toujours de ses nouvelles via le blog de Marie etc …et Christos sans qui ils ne seraient pas là.
Ils travaillent sur un projet touristique pour la mise en valeur de cette zone et de ses habitants. C’est une zone stratégique et de premier plan puisqu'à la fin du XIXème siècle les lacs étaient au cœur de la zone des troubles qui ensanglantèrent la Macédoine. C'est alors qu'une vague d’immigration vide alors le pays et plus tard, l'occupation allemande et italienne furent des rives de Prespa un véritable désert.
Le gouvernement grec fait appel à des Valaques, originaires d’Epire, pour repeupler le territoire et imaginez la souffrance des uns et des autres. Pour en terminer avec les larmes ils aiment s’amuser, les volontaires, dans la petite ville d'Agios Germanos et de l’autre côté de la frontière à Ohrid en Albanie et Florina et Bitola en Macédoine. Bonne chance à tous.
Le gouvernement grec fait appel à des Valaques, originaires d’Epire, pour repeupler le territoire et imaginez la souffrance des uns et des autres. Pour en terminer avec les larmes ils aiment s’amuser, les volontaires, dans la petite ville d'Agios Germanos et de l’autre côté de la frontière à Ohrid en Albanie et Florina et Bitola en Macédoine. Bonne chance à tous.
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